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Règles à jour de l’arrêté du 31 mars 2021 consolidé.

Comparatif

Prediago ou la consultation manuelle de l’open data DPE

La donnée est publique, gratuite et nominative par numéro de certification. Rien ne vous empêche donc d’aller consulter vous même les diagnostics déposés, les vôtres comme ceux de vos confrères. Beaucoup de responsables qualité le font déjà, en général le jour où une contestation arrive. La question n’est pas l’accès à la donnée, elle est le passage d’une consultation ponctuelle à une relecture systématique de votre production.

Le comparatif poste par poste

CritèrePrediagola consultation manuelle de l’open data de l’observatoire
Coût49 à 199 euros hors taxes par mois selon l’effectif couvertGratuit, la donnée est publique et le restera
Périmètre réellement couvertTous les rapports publiés sous vos numéros, en continuLes adresses auxquelles vous pensez, quand vous y pensez
Reprise de trois années de dépôtsEnviron six minutes, saisie des numéros de certification comprisePlusieurs jours de recherche, de lecture et de recopie
Cohérences 3CL rejouéesCent quarante-trois règles appliquées à chaque rapportVotre lecture, dossier par dossier, sans automatisation
Position dans le parc comparableDistribution calculée par département, période, type de bien et énergieImpression générale, sans effectif d’échantillon
Distance à la frontière d’étiquetteChiffrée par rapport, liste permanente des dossiers sous 5 pour centÀ calculer soi même, rapport par rapport
Veille sur les redépôtsAlerte le jour de la publication d’un rapport concurrent sur votre bienDécouverte au hasard d’une consultation, souvent trop tard
Vue par technicienProfil trimestriel avec écart au parc et effectif en regardAucune agrégation, sauf tri manuel dans un tableur
Trace utilisable en auditDossier de preuve horodaté, exportable par technicien et par périodeCaptures d’écran et notes libres, sans horodatage opposable

Consulter, c’est vérifier une adresse. Analyser, c’est lire une production

La consultation manuelle répond très bien à une question précise: ce logement a t il déjà été diagnostiqué, et par qui. Elle est gratuite, immédiate et souvent suffisante pour préparer une visite ou éclairer un litige naissant. Elle atteint sa limite dès que la question devient collective: lesquels de mes quatre cents rapports de l’an dernier sont collés à un seuil, et quels techniciens produisent des classements décalés par rapport au parc.

Cette seconde question ne se traite pas à la main. Il faut rapatrier l’ensemble des dépôts publiés sous vos numéros, rejouer les mêmes règles sur chacun, calculer une distance au seuil et construire une distribution de référence à bâti comparable. Ce n’est pas une question de bonne volonté, c’est une question de volume: personne ne relit quatre cents rapports dans un navigateur, et surtout personne ne le refait le mois suivant.

Le coût caché du gratuit, ce sont les heures et les oublis

La consultation manuelle ne coûte rien en euros et beaucoup en heures. Chaque vérification demande de retrouver le rapport, de relever les valeurs qui comptent, de les comparer à quelque chose et de noter la conclusion quelque part. Une demi journée par mois y passe vite, sans qu’aucune trace exploitable ne se constitue, puisque le résultat reste dans la tête de celui qui a cherché ou dans une capture d’écran collée dans un courriel.

Le second coût est plus discret: c’est celui des dossiers auxquels vous n’avez pas pensé. On consulte l’adresse qui pose problème, jamais celle qui va en poser un. Or le rapport qui déclenche une contestation est presque toujours celui que personne n’avait signalé, un dossier ordinaire posé à trois kilowattheures d’une frontière, sur un bien vendu six mois plus tôt.

La même donnée, mais rejouée avec les règles de son époque

Consulter un rapport de 2023 aujourd’hui suppose de se rappeler ce qui s’appliquait au moment du dépôt. C’est une gymnastique que peu de gens font correctement, et elle conduit souvent à s’alarmer d’un dossier parfaitement défendable, ou à laisser passer un écart réel. Les règles versionnées répondent à ce problème: un rapport est toujours jugé avec la version applicable à sa date de dépôt, et la remarque affiche la version utilisée.

S’ajoute la mise en perspective statistique, impossible à obtenir à l’œil. Un classement isolé ne dit rien. Le même classement rapporté à la distribution départementale du même type de bien, de la même période et de la même énergie devient un écart mesuré, avec un effectif en regard. Quand cet effectif descend sous une trentaine de rapports comparables, le signal est explicitement affaibli plutôt que présenté comme une certitude.

Quand l’alternative reste le bon choix

Si vous déposez une quarantaine de diagnostics par an et que votre besoin se limite à vérifier deux adresses litigieuses, la consultation publique est gratuite et parfaitement adaptée. Elle reste aussi le bon réflexe avant une visite, pour savoir si le logement a déjà été diagnostiqué et sous quelle étiquette. Aucun abonnement ne se justifie pour cet usage là, et nous le disons franchement en démonstration quand le volume ne le mérite pas.

Le verdict

L’open data ne se compare pas à un logiciel, il en est la matière première. La différence porte sur ce que vous en faites: une recherche ponctuelle quand un problème arrive, ou une relecture continue de tout ce qui est déposé sous vos numéros. Le seuil de bascule se situe autour du moment où vous cessez de connaître personnellement chaque rapport produit par votre cabinet.

Questions frequentes

Les données que vous utilisez sont elles les mêmes que celles que je peux consulter ?
Oui, exactement les mêmes. Les diagnostics déposés sont publiés en open data et restent nominatifs par numéro de certification. Prediago n’a aucun accès privilégié et ne détient aucune information que vous ne pourriez pas retrouver vous même. La différence tient au traitement: rapatriement complet, application des règles de cohérence, calcul des distances aux seuils et construction des distributions comparables.
Puis je consulter la production de mes confrères ?
La donnée publique le permet, puisqu’elle est nominative par numéro de certification. Chez Prediago, cette lecture sert uniquement à construire la distribution de référence à bâti comparable et à déclencher l’alerte quand un bien de votre portefeuille est rediagnostiqué. Nous ne publions aucun classement de cabinets et ne partageons aucun profil entre utilisateurs, quel que soit l’abonnement souscrit.
Combien de temps prend une reprise manuelle de trois ans ?
Cela dépend du volume, mais l’ordre de grandeur est parlant. Pour un cabinet de cinq techniciens, il faut retrouver plusieurs centaines de rapports, en extraire les valeurs qui comptent et les mettre en forme pour être comparables entre elles. Les responsables qualité qui ont tenté l’exercice l’estiment en jours de travail, et aucun de ceux que nous avons rencontrés ne l’a recommencé l’année suivante.

Prediago ou la consultation manuelle de l’open data DPE

L’open data ne se compare pas à un logiciel, il en est la matière première. La différence porte sur ce que vous en faites: une recherche ponctuelle quand un problème arrive, ou une relecture continue de tout ce qui est déposé sous vos numéros. Le seuil de bascule se situe autour du moment où vous cessez de connaître personnellement chaque rapport produit par votre cabinet.