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Règles à jour de l’arrêté du 31 mars 2021 consolidé.

Comparatif

Prediago ou le tableur de suivi qualité du cabinet, que choisir

Presque tous les cabinets que nous rencontrons ont eu, un jour, un fichier de suivi qualité. Une colonne par technicien, une ligne par rapport relu, une case pour la remarque et une autre pour l’action corrective. Le fichier est bien conçu, souvent par le responsable qualité lui même. Il fonctionne trois mois, puis la saisie prend du retard pendant une semaine chargée, et il ne redémarre jamais vraiment.

Le comparatif poste par poste

CritèrePrediagole tableur de suivi qualité du cabinet
Alimentation des donnéesAutomatique, depuis le XML de dépôt et l’open data de l’observatoireSaisie manuelle, ligne par ligne, après chaque dépôt
Reprise des trois dernières annéesEnviron six minutes pour un cabinet de cinq techniciensChantier de plusieurs jours, presque toujours abandonné en route
Règles de cohérence appliquéesCent quarante-trois règles versionnées, rejouées sur chaque rapportFormules maison écrites par une personne, rarement relues
Distance à la frontière d’étiquetteCalculée pour chaque rapport, sur les deux axes du diagnosticPossible seulement si quelqu’un ressaisit les consommations
Comparaison au parcDistribution départementale à bâti comparable, effectif affichéImpossible, le fichier ne contient que vos propres dossiers
Traçabilité des correctionsJournal horodaté attaché au rapport et au technicien concernéCellules écrasables, sans trace de qui a modifié quoi
Préparation de l’auditExport unique par technicien et par périodeFiltres, copier coller et mise en forme la veille de la visite
Continuité en cas de départLe paramétrage et l’historique restent dans l’outilLe fichier s’éteint avec la personne qui le tenait
Coût direct49 à 199 euros hors taxes par mois selon l’effectif couvertGratuit, hors le temps de saisie et de mise à jour
Souplesse de structureRègles internes ajoutables en formule Multi agencesTotale, une colonne se crée en dix secondes

Le tableur ne meurt pas d’un défaut de conception, il meurt de la double saisie

Le problème du fichier de suivi n’est jamais sa structure. Il est presque toujours bien pensé, parce qu’il a été écrit par quelqu’un qui connaît le métier et les points de contrôle. Le problème, c’est que chaque ligne suppose qu’une personne rouvre le rapport, relise les valeurs, les recopie et qualifie l’écart. Multipliez par le volume mensuel d’un cabinet de cinq techniciens et vous obtenez une charge que personne n’a le temps de tenir douze mois de suite.

La reprise automatique supprime précisément cette étape. Les valeurs viennent du fichier de dépôt et de l’open data, pas d’un clavier. Le responsable qualité n’alimente plus, il arbitre: il lit une file classée par risque, ouvre les dossiers qui dépassent le seuil d’alerte et écrit une décision. C’est le seul travail que le tableur ne pouvait pas lui rendre, parce qu’il passait ses heures à le préparer.

Ce qu’un fichier local ne saura jamais faire

Un tableur ne contient que vos dossiers. Il peut vous dire que trois rapports d’un technicien sont classés F, il ne peut pas vous dire que ses confrères du même département en sortent deux fois moins sur un bâti équivalent. Cette comparaison suppose de tenir à jour la distribution des dépôts publiés par département, par période de construction, par type de bien et par énergie, ce qui n’est pas un travail de feuille de calcul.

Il ne peut pas davantage vous prévenir qu’un bien de votre portefeuille vient d’être rediagnostiqué par un confrère avec une étiquette différente. Cette veille suppose de surveiller les nouveaux dépôts publics jour après jour. Un fichier local est par nature aveugle à tout ce qui se passe en dehors du cabinet, alors que la contestation, elle, arrive presque toujours de l’extérieur.

La trace vaut autant que la détection

Le jour de la surveillance, ce que vous posez sur la table n’est pas une détection, c’est une preuve. Une cellule de tableur ne dit pas qui l’a remplie ni quand, elle s’écrase sans laisser de trace et elle se recopie d’un onglet à l’autre. Un auditeur habitué aux systèmes qualité le voit immédiatement, et un fichier trop propre pour être vrai attire souvent plus de questions qu’il n’en évite.

Un journal horodaté attaché au rapport et au technicien produit l’effet inverse. Il montre une remarque écrite à chaud, une justification versée à une date précise, une action corrective décidée par quelqu’un. Le dossier raconte une organisation vivante plutôt qu’une mise en forme de dernière minute. C’est cette différence de nature qui fait tenir un dossier de surveillance, bien plus que le nombre de lignes qu’il contient.

Quand l’alternative reste le bon choix

Si vous êtes deux, que vous déposez une quinzaine de diagnostics par mois et que votre fichier est réellement tenu à jour, gardez le. À cette échelle, la saisie reste supportable et la souplesse d’un tableur est imbattable pour tout ce qui ne relève pas de l’analyse: le planning des visites, le suivi des recyclages de certification, la facturation des donneurs d’ordre. Beaucoup de nos utilisateurs conservent d’ailleurs leur fichier pour ces usages là et n’y suivent plus la qualité des rapports.

Le verdict

Le tableur perd non pas parce qu’il est mal fait, mais parce qu’il exige une saisie que la production réelle finit toujours par emporter. Dès que trois techniciens déposent sous vos numéros, la question devient celle de l’alimentation automatique et de la comparaison au parc, deux choses hors de portée d’un fichier local. Gardez le pour organiser, cessez de lui demander de mesurer.

Questions frequentes

Puis je exporter mes données pour retrouver un tableur ?
Oui. Le dossier de surveillance s’exporte par technicien et par période, et les listes de rapports analysés s’exportent également. Vous n’êtes enfermé dans rien, et l’abonnement n’a pas d’engagement de durée. Beaucoup de responsables qualité continuent d’ailleurs à travailler dans un tableur pour leurs réunions internes, en repartant d’un export plutôt que d’une saisie manuelle.
Mon fichier actuel peut il être repris ?
En pratique, ce n’est presque jamais utile. La reprise de l’historique publié sous vos numéros de certification reconstruit toute votre production déposée, avec les valeurs réelles du fichier de dépôt et non celles qui ont été recopiées à la main. Vous obtenez donc un état plus complet et plus fiable que votre fichier, sans importer les erreurs de saisie qui s’y sont accumulées.
Combien de temps le tableur tient il en général ?
Sur les cabinets que nous reprenons, la réponse la plus fréquente tourne autour d’un trimestre. Le fichier démarre après un incident ou une remarque en surveillance, il est bien tenu pendant quelques semaines, puis une période chargée crée un retard de saisie que personne ne rattrape. Ce n’est pas une question de sérieux, c’est une question de charge de travail.

Prediago ou le tableur de suivi qualité du cabinet, que choisir

Le tableur perd non pas parce qu’il est mal fait, mais parce qu’il exige une saisie que la production réelle finit toujours par emporter. Dès que trois techniciens déposent sous vos numéros, la question devient celle de l’alimentation automatique et de la comparaison au parc, deux choses hors de portée d’un fichier local. Gardez le pour organiser, cessez de lui demander de mesurer.